ARTICLE 26 Ramona Horvath

Ramona Horvath, une absinthe à partager sans modération.

Ramona Horvath sort Absinthe chez Fresh sound records, un opus sur le thème de la rareté. La pianiste franco-roumaine l’a présenté au Bal Blomet, à Paris, le 29 janvier 2026.

L’Autel des artistes de Paname a eu le plaisir de la rencontrer au Sunset-Sunside, club parisien où elle fait régulièrement ses gammes.

L’Autel des artistes de Paname : Votre concert au Bal Blomet affichait complet. Quel est votre ressenti ?

Ramona Horvath : Je suis encore sur mon petit nuage avec cette présentation au Bal Blomet. C’est une très belle salle et un excellent public. Avec mes musiciens Nicolas Rageau à la contrebasse et Antoine Paganotti à la batterie, on est ravis de voir que notre musique a été si bien accueillie.

https://www.facebook.com/SunsetSunsideJazzClub/videos/ramona-horvath-trionouvel-album-absinthe-en-concert-au-bal-blomet-le-29-janvier-/1251184346905769/

Comment commence pour vous la musique en Roumanie, pays d’où vous êtes originaire?

Dès l’âge de trois ans, je m’asseyais au piano et je reprenais des airs à l’oreille. Deux ans plus tard, je suis entrée dans une école pour enfants surdoués. Je suis issue d’une famille de musiciens, donc j’ai été imbibée très tôt de musiques de partout. Mon père, hongrois, était un musicien professionnel, ma mère, roumaine, était une grande mélomane. C’est mon Wikipédia personnel. Parfois quand je ne me souviens plus d’un titre d’une chanson, je l’appelle, je lui fredonne et elle me le dit tout de suite. Elle est une grande amoureuse des chansons en tout genre. Elle a aussi une culture classique. A la maison on écoutait de la musique gitane, des boléros cubains, du tango… Tout ce mélange ne m’a fait que du bien !

D’où vient votre intérêt pour le jazz ?

C’est difficile à dire parce que j’ai toujours flirté avec les musiques improvisées, le jazz. J’ai beaucoup vu de comédies musicales, des films avec Ginger Rogers et Fred Astaire, etc. Cela m’a fait du bien parce que j’ai appris pas mal de standards. Cette musique fait partie de mon univers depuis toujours. J’ai une formation classique. J’ai étudié au Conservatoire national supérieur de musique à Bucarest. Rétrospectivement, je peux dire que j’ai changé complètement de rail une fois que j’ai décroché mon diplôme de pianiste classique.

Qu’est-ce qui vous a poussée à vous installer à Paris ?

Le fait que cette ville représente un carrefour de cultures. C’est très riche. Pour moi, c’était très important cette rencontre avec divers musiciens, différentes cultures. J’adore New York, la Mecque du jazz. Mais Paris me semble plus éclectique, avec des cultures qui se mélangent, qui se brassent. C’est très intéressant de ce point de vue.

Quelle a été la genèse de votre précédent disque Carmen’s karma, sorti chez Camille productions en 2023?

Pendant des années, j’ai eu beaucoup de réticence à revenir à mes premières amours, la musique classique. Mes amis musiciens m’ont toujours incité à faire ce chemin d’un projet entre jazz et musique classique en me disant : «S’il y a quelqu’un qui a une légitimitéentre ces deux univers c’est bien toi.» Avec la pandémie du Covid-19 en 2020 et le confinement je suis passée par une période désagréable, un peu tumultueuse, de ma vie. Comme tous les musiciens, mes concerts ont été annulés. Je l’ai assez mal vécu. En 2023, j’ai décidé de me replonger sur un concept d’album. Je me suis dit que j’allais toucher à cet univers classique qui m’a marqué fortement dans ma période d’enfance et d’adolescence. Carmen’s karma s’est fait de cette manière-là avec mon trio de base depuis plusieurs années : Nicolas Rageau à la contrebasse et Antoine Paganotti à labatterie. Il y a plusieurs morceaux inspirés de manière directe par la musique classique.

On peut entendre tout de suite le vrai matériel, notre source, par exemple Claude Debussy avec Claire de Bussy (Clair de lune) ou sur notre morceau Lagniappe on reconnaît Humoresque d’Antonin Dvorak. Sur Carmen’s karma (Albeniz et Georges Bizet) ou Enescool pour le compositeur roumain George Enesco (Enescu en roumain NDLR), ce sont des thèmes inspirés de l’univers d’un compositeur. Il y a aussi la Pavane pour la comtesse Greffulhe de Gabriel Fauré (Portrait de la Comtesse), la Pavane pour une infante défunte de Ravel, on a aussi repris son Boléro en concert ou la Sonate pathétique de Beethoven (Fantaisie) L’Arpeggione qui est aussi sur le disqueest une sonate de Franz Schubert qu’on a reprise autrement. C’est devenu La valse des asperges jaunes, un jeu de mots de Nicolas Rageau qui nous a beaucoup fait rigoler.

https://www.youtube.com/watch?v=O2aADwjhgzQ

Pourquoi ce titre pour votre nouvel album, Absinthe ?

C’est une composition qui vient de Billy Strayhorn, l’univers de ce monsieur est un des fils rouge de l’album. Le titre complet est Absinthe (Lament for an orchid) Duke Ellington ne l’a enregistré qu’une fois en 1963 sur l’album Afro-bossa pour le label Reprise. Fred Hersch, un de mes pianistes préférés, que j’ai rencontré à plusieurs reprises sur un album de 1996 chez Nonesuch records Passion flower : Fred Hersch plays the music of Billy Strayhorn.

https://www.nonesuch.com/albums/passion-flower-fred-hersch-plays-billy-strayhorn

Le fil conducteur de mon album c’est le concept de rareté : des compositions qu’on n’a jamais entendues de cette manière-là. C’est le cas de la partie en trio jazz acoustique. On reprend des thèmes pop funk disco des années 1970-1980 sauf Heal the world de Michael Jackson, sur l’album Dangerous (1991) Sur la facette en quartette avec André Villéger au sax ténor, on a essayé de trouver quelques pépites, quelques trésors cachés, dont certains de Billy Strayhorn, compositeur de Duke Ellington. Certains ne sont pas du tout joués ou méconnus. Il y a aussi un très beau morceau de Frederick Loewe Heather on the hill qui fait partie du film de Vincent Minnelli, avec Gene Kelly, Brigadoon (1954) Ce n’estpas le film le plus connu de Minnelli et cet air fait partie de ceux que personne ou presque ne joue.

https://www.youtube.com/watch?v=HznLB-O8Zr8

Avez-vous fait des recherches pour exhumer des thèmes comme Ballad for very tired and very sad lotus eaters, ce thème qu’on a pu entendre joué par Johnny Hodges, Herb Geller, Phil Woods ?

Absolument, ça a été une recherche fastidieuse. J’ai la chance d’avoir des amis aux États-Unis qui m’ont mis en relation avec des personnes qui ont des partitions d’inédits de Billy Strayhorn non publiés ou non enregistrés. La partition de Ballad for very tired and very sad lotus eaters a été publiée mais tardivement. C’est peut-être pour ça que ce n’est pas un morceau si joué que ça.

https://www.youtube.com/watch?v=ItihonYQfmw

Qu’apporte André Villéger, avec sa sonorité à la Ben Webster, dans cet ensemble?

André Villéger est un des plus grands saxophonistes français, qu’on a pu voir avec Claude Bolling, Milt Buckner, Alain-Jean Marie.. On travaille ensemble au moins depuis 2017, à l’époque de mon deuxième disque Lotus blossom, sorti chez Black en blue, avec Philippe Soirat à la batterie et Nicolas Rageau à la contrebasse. On joue ensemble régulièrement en quartette en France, en Italie, en Espagne, en Roumanie. On a fait des festivals.

https://www.youtube.com/watchv=fPRywGnRR6E&list=RDfPRywGnRR6E&start_radio=1

L’autre versant du disque ce sont les chansons pop des années 1970-1980. Elles étaient presque «underground» pendant la dictature stalinienne de Nicolae

Ceaucescu (1965-1989) Est-ce bien cela ?

En Roumanie où je vivais ces chansons occidentales comme How deep is your love des Bee Gees arrivaient avec quelques années d’écart. On les recevait sous le manteau un peu plus tard. Je les ai entendues très jeunes. Ce ne sont pas des morceaux que j’entendais à la radio. Il fallait avoir des amis qui avaient des cassettes ou des vinyles issus de pays occidentaux. Ils faisaient des copies qui circulaient de manière cachée. Je ne me rendais pas du tout compte à l’époque de faire quelque chose d’interdit. J’achetais une cassette audio avec une mélodie qui me plaisait. Ça n’allait pas plus loin que ça.

https://www.youtube.com/watch?v=Bjacq7MhOM0

C’est donc possible de jazzifier ce type de mélodies comme l’a fait le Delvon Lamarr organ trio avec Careless whisper de George Michael.

Je pense que oui. Ce n’est ni un faux pas ni un tabou. Cela tient à chacun, à son goût personnel, et à ce que l’on veut faire avec cette matière. On est comme des couturiers, on crée une autre robe, une autre tenue. C’est à nous créateurs de jouer avec ça. Je me suis beaucoup amusée avec ces chansons, qui sont de très belles chansons, si on veut bien s’y arrêter.

https://www.youtube.com/watch?v=FxsQLEmZrA0

Vous avez aussi fait le choix de transfigurer You are the sunshine of my life de Stevie Wonder.

C’était peut-être le morceau le plus difficile à réadapter, le présenter sous une autre forme.

La musique de Stevie Wonder est extrêmement riche et déjà adaptable pour le jazz.

Stevie Wonder est déjà très joué par les musiciens de jazz (Ella Fitzgerald, Rhoda Scott,

The Three sounds, Carmen McRae… NDLR) Ce morceau est particulièrement joué dans sa propre version originelle, un groove de bossa et une intro avec une gamme par tierce.

Tous les musiciens de jazz le reprennent sur ce mode. C’est difficile de détourner Stevie Wonder. Je me suis pris beaucoup la tête. J’ai voulu faire autre chose. C’est là que j’ai eu l’idée de le jouer avec un groove funk. Changer complètement de groove, créer une autre intro et finir avec un clin d’oeil à un autre standard de Stevie Isn’t she lovely. J’ai harmonisé le pont, je l’ai passé par plusieurs tonalités.

https://www.youtube.com/watchv=y3GJJLt7gLc&list=RDy3GJJLt7gLc&start_radio=1

Quelles sont les dates à venir ?

On va les publier sur Internet prochainement. Et puis on a un autre album en vue. On est déjà sur d’autres rails, avec d’autres musiciens.

Le 24 février 2026, au 38 Riv club j’ai été invitée à rendre hommage à Mary Lou Williams.

Depuis plusieurs années on parle de plus en plus d’elle. Pendant longtemps on savait

qu’elle était là, que c’était une grande musicienne mais ça n’allait pas plus loin. De mon point de vue, c’est la maman du be bop. Thelonious Monk et Bud Powell venaient chez elle régulièrement pour lui demander des conseils, discuter avec elle de suite d’accords ou changements d’accords. Mary Lou est très importante pour l’histoire du jazz. Ça me fait très plaisir que le 38 Riv ait initié ce type de concerts qui met les femmes pianistes à

l’honneur, comme précédemment Hazel Scott.

https://38riv.com/concerts/mary-lou-williams-par-ramona-horvath

Propos recueillis par Julien Le Gros.

Rubrique Au fil du vinyle

Quelle réaction suscite en vous chacun de ces disques ?

Danses hongroises de Johannes Brahms par l’orchestre de l’Opéra de Vienne, sous la direction de Mario Rossi (Vanguard recording)

https://www.discogs.com/fr/master/1425624-Brahms-Mario-Rossi-2-Vienna-State-Opera-Orchestra-Hungarian-Dances-Complete

Brahms est un compositeur très intéressant. Je trouve que sa musique orchestrale a plus d’impact. Les ouvrages d’orchestre de Brahms c’est magnifique. Sa musique pour piano est très dense, assez difficile à jouer. Ça ne fait pas partie de mon top 3.

Bela Bartok Concerto pour orchestre par l’Orchestre philharmonique de New York, sous la direction de Leonard Bernstein (Philips, 1961)

https://www.discogs.com/fr/release/7074136-Bartok-Orchestre-Philharmonique-De-New-York-Direction-Leonard-Bernstein-Concerto-Pour-Orchestre?srsltid=AfmBOop6Zx4VJtpb0pwFEADnTerRHUZ9T5dahlwZQDufROloUXBY2GdB

J’ai une affinité particulière pour lui. J’affectionne sa musique d’autant plus qu’il a été un des pionniers de la recherche ethno-musicologique. Il a parcouru à pied la Roumanie, la Serbie, la Hongrie avec des moyens rudimentaires. Son but était d’écrire, d’immortaliser le folklore de ces pays. J’ai un grand respect pour Bartok. Ces musiques traditionnelles sont transposables en jazz car elles sont assez ouvertes. Les mélodies sont plus simples. Elles offrent beaucoup de possibilités d’harmoniser ou de rythmer autrement.

Frédéric Chopin Les 2 Concertos pour piano et orchestre Dinorah Varsi et

l’Orchestre national de Monte-Carlo-direction Jan Krenz (Philip, 1973)

https://www.discogs.com/fr/master/870047-Chopin-Dinorah-Varsi-Orchestre-National-De-LOp%C3%A9ra-De-Monte-Carlo-Direction-Jan-Krenz-Les-2-Concerto

C’est intéressant parce que le Deuxième concerto pour piano et orchestre de Chopin est le moins joué. J’ai joué le Premier concerto. Je me suis entraînée à le faire au Conservatoire. C’est le plus mélodique, le plus sucré. Le Deuxième est en un sens un peu plus intéressant. C’est une question de goût, d’esthétique. Contrairement, à ce qu’on dit Chopin n’est pas aisé à jouer, au contraire. Ça a la particularité de sonner comme si c’était simple. Mais, en réalité, c’est très difficile de bien le jouer.

La grande parade de Django Reinhardt (Disques Vogue, 1971)

https://www.discogs.com/fr/master/772223-Django-Reinhardt-La-Grande-Parade-De-Django-Reinhardtsrsltid=AfmBOopUKEnVEYnW2yp8W_dPuDd7klAjbsqH3BYDdHeRJAiBC_xOBMKb

Django c’était un génie. Son parcours, son talent exceptionnel ne font que m’épaterchaque fois que j’entends quelque chose joué par lui. Plus on l’écoute plus on se rendcompte de son génie. C’est incroyable.

Errol Garner Encores in Hi Fi (CBS, 1958 )

https://www.discogs.com/fr/release/2502865-Erroll-Garner-Encores-In-Hi-Fi?srsltid=AfmBOorjvL8yQO9-FiCUCGn95-KucfNSEDyDmz2hfQ4ZGgGnzh_wUWjx

C’est peut-être mon pianiste préféré que je met dans une catégorie à part. Duke Ellingtonprésentait Ella Fitzgerald comme si elle était beyond category (hors-catégorie) Et bien, pour moi, Garner est beyond category. On ne peut pas le classer quelque part. Il a un style inimitable. On peut toujours essayer de faire «à la manière de ». Mais on n’est jamais proche de lui. C’est peut-être le pianiste de jazz le plus difficile à copier. Je parle du fond de sa musique, pas de petites techniques rythmiquement intéressante, comme la superposition d’une main droite libre sur la main gauche rythmique, sur lesquelles on peut toujours s’entraîner, qu’on peut toujours étudier. Mais la substance, le cœur de sa musique sont inimitables. Si vous écoutez ses introductions, on ne sait jamais sur quel morceau il va commencer, ce qu’il va développer. Garner, c’est mon ovni adoré !

The Sunset All-Stars with Nat King Cole, Buddy Rich and Charlie Shavers Anatomy of a jam session, (Black Lion records, 1945)

https://www.discogs.com/fr/release/8451307-Nat-King-Cole-Anatomy-of-a-Jam-Session?srsltid=AfmBOooYjaKPHO7IbYQ5bnbS8j2frAeBkNfz96Omh4VW-GHg5USEALmj

Quand j’étais petite à Bucarest, j’étais une enfant de la télé. Je participais à plein d’émissions pour les enfants le dimanche. Je chantais, je dansais, je récitais des poésies.

Une des premières chansons que je chantais dans un anglais que je comprenais à peine c’était de Nat King Cole. J’avais une cassette qui compilait deux albums de lui. Pour une partie c’était des chansons en anglais et sur l’autre c’était une partie de son disque en espagnol Cole Español and more volume 1 ( Capitol, 1958) Il y chante Quizas, Quizas, Quizas, avec un accent tellement délicieux ! Ça fait partie des chefs-d’œuvre de cette musique.

Duke Ellington Antibes concert, vol 1, (Verve, 1966)

https://www.discogs.com/fr/master/410332-Duke-Ellington-Antibes-Concert?srsltid=AfmBOopHRJJJFUM2aRbq3Zbi1x3rXQkDdwYaUyY7jEZ_OTUiQjS7SfS

J’ai trop de choses à dire alors je vais faire court ! J’ai découvert Duke Ellington quand

j’étais très jeune en écoutant la radio Voice of America. Il y avait une émission Jazz Hour, animée par Willis Conover. L’indicatif de cette émission était Take the A train de Billy Strayhorn et Duke Ellington. C’est comme ça que j’ai commencé à connaître la musique de Duke Ellington. Je n’y comprenais pas grand-chose mais j’adorais. Ça me faisait danser, c’était swinguant. Beaucoup plus tard, je me suis intéressée à ces morceaux.

Encore après quand je me suis installée à Paris, j’ai fait la connaissance d’un grand spécialiste mondialement reconnu de Duke Ellington : Claude Carrière. Je suis devenue très proche de lui. Il m’a aidé à rentrer de manière riche et douce dans l’univers d’Ellington. Je lui en suis reconnaissante.

The Temptations Solid rock, Tamla Motown, 1972

https://www.discogs.com/fr/master/163776-The-Temptations-Solid-Rock?gad_source=1&gad_campaignid=21524795402&gbraid=0AAAAADmy1_rSn_efdh3NnpAnBfj9RaUoT&gclid=CjwKCAiAkbbMBhB2EiwANbxtbXnQUuB7cfwzhTFW6Pv-ma75WlZlTnRXov0HGa1l3ItQquVLyOrXVhoCZD4QAvD_BwE

Je suis très familière avec Diana Ross and The Supremes, The Temptations et toute cette époque de la Motown. J’écoutais ça quand j’étais petite. Je dansais beaucoup. Je portais des vêtements comme eux. Je demandais à ma mère de me les confectionner. Avec la coiffure, ça a moins bien marché mais pour les fringues ça allait. J’ai beaucoup écouté les musiques de ce label mythique.

Gladys Knight and the Pips Imagination, Buddah Records, 1973

https://www.discogs.com/fr/master/92915-Gladys-Knight-The-Pips-Imagination

Gladys Knight and the Pips, comme Dionne Warwick, fait partie de la même époque et de ces musiques, de ces chanteuses que j’ai écoutées et que j’affectionne particulièrement.

Stevie Wonder In square circle, Motown, 1985

https://www.discogs.com/fr/master/87474-Stevie-Wonder-In-Square-Circle?gad_source=1

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Ce disque me touche encore plus parce que je l’avais à la maison. Stevie me fait le même effet que Garner. C’est un OVNI, c’est quelqu’un qui a un talent fou. Tout ce qu’il touche se transforme en or, que ça touche le public, pop, funk ou jazz. C’est peut-être l’un des rares artistes qui fait l’unanimité dans tous les genres. Tout le monde adore Stevie Wonder !Question bonus, Thé ou café.

Ramona Horvath, si vous n’étiez pas pianiste, quel métier auriez-vous exercé ?

Dans mon adolescence, j’ai eu deux centres d’intérêt même si ça ne s’est jamais concrétisé. Numéro un : j'aurais aimé faire du cinéma, comédienne ou metteure en scène.

Je suis une grande cinéphile. J’aime ce milieu du cinéma. Je connais pas mal de films. Au lycée, j’ai flirté avec le cinéma en jouant du piano en direct devant des films muets. J’ai participé à des coproductions franco-roumaines, des documentaires et des films artistiques. Je les ai même présentées lors de festivals de films en France, à Strasbourg et à Biarritz.

Numéro deux : hors du show business c’est la médecine qui m’a interpellée. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai eu un très fort intérêt pour la médecine. Ma mère a été pendant des années conservatrice d’objets d’art au Musée National d’Art et ensuite elle a travaillé comme conservatrice à la bibliothèque nationale à Bucarest. Parfois je pouvais rester enfermée des heures avec des bouquins. Je me rappelle que j’étais fascinée par les livres de biologie, d’anatomie, avec parfois des choses très pointues. Je ne comprenais pas tout mais j’étais très fascinée. J’avais des très bonnes notes dans ce domaine.

Remerciements à Ramona Horvath, Sylvie Durand, attachée de presse, Jordi Pujol et le label Fresh Sound records, Stéphane Portet du Sunset-Sunside et l’équipe de L’Autel des artistes de Paname.

Pour suivre l’actualité de Ramona Horvath :

https://www.ramonahorvath.com/

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